Depuis plus d'un an, le syndicat Agir pour les Doctorants à Nanterre – ADN s'efforce d'alerter l'Université sur la dégradation des conditions de travail et la précarisation galopante des doctorants et docteurs. Leur trop faible représentation au sein des instances décisionnaires de l’Université les rend davantage vulnérables. Pourtant, leur participation et leur implication sont essentielles au bon fonctionnement des missions de service public de l'enseignement et de la recherche : aujourd'hui, un enseignant sur trois est doctorant !


L’Université ne fonctionnerait pas sans nous !

 

Depuis sa création, l'ADN a pu interpeller à plusieurs reprises la Présidence sortante sur  de graves dysfonctionnements de notre université. En matière de recrutement des doctorants, d'encadrement des étudiants, de répartition des enseignements et plus généralement sur la politique de la recherche, l'ADN est force de propositions : http://doctorantadn.canalblog.com. Cette force, constamment niée par l’équipe présidentielle sortante, appelle aujourd’hui au changement par l’élection de Jean-François BALAUDE à la Présidence de notre Université.

 

Nous déplorons la diminution des financements permettant aux doctorants de mener leurs travaux de recherches et d’enseigner dans des conditions acceptables. Cette politique accroît la précarité et renforce les inégalités sociales entre enseignants-chercheurs.

 

Nous dénonçons la politique de la Présidence sortante de l’Université, qui a cherché à opposer les doctorants au reste du personnel au mépris du principe d’égalité de traitement.

 

Nous nous indignons de l’augmentation des charges d’enseignement non rémunérées, imposées aux doctorants. Dans certaines U.F.R., le nombre d’heures complémentaires accompli par les doctorants semble n’avoir jamais été aussi important : il s’agit d’heures qui leur sont imposées et que l’administration refuse de rémunérer. Cette situation, connue de tous, est inacceptable. Elle est un déni du travail accompli par les enseignants contractuels. Plus fondamentalement, cette situation contribue à la dégradation du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Nous nous indignons de l’insuffisance de recrutement d’enseignants. Le nombre d’étudiants au sein des groupes de travaux dirigés augmente chaque année, dégradant les conditions de travail de tous. Plus grave sans doute en est la conséquence : la remise en cause de la production et de la transmission des savoirs.

 

Voter « Agir pour les Doctorants à Nanterre - ADN » est donc une nécessité pour défendre nos intérêts professionnels : ceux de l’Université, de l’enseignement supérieur et de la recherche. En votant pour les candidats A.D.N. les chercheurs et enseignants, notamment les précaires, disposeront de représentants de multiples disciplines au sein des conseils centraux (Philosophie, Droit, Science Politique, Sociologie, Lettres, Arts du spectacle, Sciences de l'éducation, Psychologie sociale etc). Ils seront soucieux de combattre la précarité et la précarisation de l’emploi à l’Université.